Call me « Madame »…

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Non je n’ai pas laissé pousser mes cheveux, c’est bien la seule et l’unique Florence Foresti pour le shooting de sa collection de sweats et T-shirts « MADAME »

Lorsque l’on m’appelait « Madame » entre l’âge de 18 et 25 ans : Je le prenais toujours mal. Je me sentais offensée par la simple idée que la personne ait pu me penser « si vielle ». Etudiante, je gagnais mon argent de poche en travaillant tous les samedis matin de 8h à 12h à l’université dans la salle informatique. Ce boulot ? Du pain béni ! Ma tâche consistait globalement à :

  • Etre à l’heure et allumer les PC en arrivant.
  • Les éteindre en partant et bien refermer à clé.

Entre les 2… je me mettais dans une espèce de transe qui me permettait de récupérer de ma courte nuit. Cachée derrière un modèle d’écran dernier cri de l’époque (17 pouces ! ), je donnais le change en faisant penser aux étudiants que j’étais très occupée, me collant un virtuel « Do Not Disturb » sur le front qui les décourageait de m’appeler pour me demander de l’aide (oh la mauvaise). Pourtant, lorsque le problème persistait, là ils lançaient un retentissant : « Madaaaaaaaaaame ? Vous pouvez venir ? ». En une fraction de seconde j’étais Wonderwoman et Mamie Ronchon ; lost in translation entre 2 émotions : heureuse de sauver ces pauvres étudiants des affres de l’informatique et aigrie de me faire impunément vieillir de la sorte. Je répondais un « Ouiii j’arrive… mais c’est Laura, hein, pas Madame !  » sur un ton désabusé. En vain. J’avais autorité dans cette salle. L’étudiant est une petite machine rodée à la soumission et aux conventions : ils m’ont TOUJOURS appelée de la sorte, même si nous avions le même âge.

Le reste du temps, j’appuyais sur le « Mademoiselle », que j’appliquais comme crème anti-âge Lire la suite

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