Call me « Madame »…

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Non je n’ai pas laissé pousser mes cheveux, c’est bien la seule et l’unique Florence Foresti pour le shooting de sa collection de sweats et T-shirts « MADAME »

Lorsque l’on m’appelait « Madame » entre l’âge de 18 et 25 ans : Je le prenais toujours mal. Je me sentais offensée par la simple idée que la personne ait pu me penser « si vielle ». Etudiante, je gagnais mon argent de poche en travaillant tous les samedis matin de 8h à 12h à l’université dans la salle informatique. Ce boulot ? Du pain béni ! Ma tâche consistait globalement à :

  • Etre à l’heure et allumer les PC en arrivant.
  • Les éteindre en partant et bien refermer à clé.

Entre les 2… je me mettais dans une espèce de transe qui me permettait de récupérer de ma courte nuit. Cachée derrière un modèle d’écran dernier cri de l’époque (17 pouces ! ), je donnais le change en faisant penser aux étudiants que j’étais très occupée, me collant un virtuel « Do Not Disturb » sur le front qui les décourageait de m’appeler pour me demander de l’aide (oh la mauvaise). Pourtant, lorsque le problème persistait, là ils lançaient un retentissant : « Madaaaaaaaaaame ? Vous pouvez venir ? ». En une fraction de seconde j’étais Wonderwoman et Mamie Ronchon ; lost in translation entre 2 émotions : heureuse de sauver ces pauvres étudiants des affres de l’informatique et aigrie de me faire impunément vieillir de la sorte. Je répondais un « Ouiii j’arrive… mais c’est Laura, hein, pas Madame !  » sur un ton désabusé. En vain. J’avais autorité dans cette salle. L’étudiant est une petite machine rodée à la soumission et aux conventions : ils m’ont TOUJOURS appelée de la sorte, même si nous avions le même âge.

Le reste du temps, j’appuyais sur le « Mademoiselle », que j’appliquais comme crème anti-âge Lire la suite

Toutes les raisons sont bonnes…

On a toutes et tous eu, à un moment donné de nos vies, une bonne raison d'ouvrir un blog. Lenvie de partager comme moteur. Un blog comme thérapie, un blog pour partager ses hobbies, un blog pour se faire des amis…

Personnellement j'en suis déjà à ma troisième récidive. Les deux premiers je les partageais avec mes acolytes de voyage. Le premier retrace les 30,000 km en van de deux "valseuses" larguées au milieu du bush australien et le second 3 mois en amoureux entre Tango et altiplano péruvien. La grande différence avec ce dernier, c'est que je le tiens seule. Mon quotidien de maman expat' pour ligne directrice.

Mais seule ou accompagnée, le blogging est un exercice que j'adore. Je suis aussi une grande lectrice, essentiellement de blogs culturels/tendanciels/mode/DIY. Je suis aussi très assidue sur Facebook. Mark Z. m'a permis de garder intacte ce besoin de partager une pensée, une émotion ou une musique instantanément, en 1000 caractères max., pendant ces mois de désertion.

Mais alors, comment faire pour conserver une trace de ces heures passées à livrer des bouts de soi-même ? Parce que le virtuel c'est bien… mais la palpable c'est pas mal non plus.

Alors c'est à ce moment-là que j'ai pensé : mais est-ce que ça existe des sites pour imprimer son blog ?… parce que si ce n'est pas encore le cas, il faudra se pencher sur la question (des envies de start-up envahissaient déjà ma tête…).

Mais bon… bref, ça exsite. Les 2 premiers référencés par google sont :

Alors voilà, je me dis que c'est l'occasion de coucher sur papier glacé les deux premiers blogs qui n'évolueront plus, et d'en faire de beaux souvenirs de ces mois passés sur les routes du monde.

Et pour celui-ci… on verra. Mais l'idée de retracer tout l'avant Lil'G, comme pré-album de naissance me tente beaucoup.

 

Et vous, y avez-vous déjà pensé ?

 

 

Stroke – MachuPichu (en souvenir du Pérou)

 

 

 

 

 

 

 

Do NOT Racuspote ! Bref, j’apprends le belge.

 

Salut-les-filles-Einh ???? Kézaco qu'ce drôle de mot ?

Racus-quoi ?

"Racuspote", du verbe racuspoter, qui selon le Petit Régis (qui primo n'est pas le con qu'on croit et deuxio pourrait être un fake alter ego belge du célèbre dictionnaire francophone) signifie : mot d'enfants pour "rapporter", "cafarder" ou encore "c'est lui qui l'a fait nananinanèèèèèèèèreuu".

 

J'ai entendu pour la première fois cette expression il y a quelques mois à l'occasion d'un après-midi avec Lil'G dans le jardin de G&M. Les enfants jouaient quand l'ainée a dénoncé son petit frère qui venait faire tomber 3 gouttes d'eau parterre et a reçu en guise de réprimande un gentil "c'est pas beau de racuspoter, ma puce !'.

Et alors là, ce mot est venu se loger dans ma tête illico et laissant sur son chemin des petits smiles. Je me suis sentie tout de suite plus intégrée dans mon nouveau pays. J'étais capable désormais d'utiliser un belgissisme (certes de cours d'école, mais commençons molo-molo !).

Désormais, s'il devait y avoir une traduction de "Gossip girl" en bruxellois ça serait "La racuspoteuse de Big Apple" !

Maintenant que vous avez jugé un peu de mon niveau, découvrons avec frites.be les 4 choses à savoir pour parler correctement le Belge.

 

Vous le saviez, dites ?

1. LES INDISPENSABLES SEPTANTE ET NONANTE
70 = septante
90 = nonante

C'est simple, clair et net… et grammaticalement plus correct que les ersatz du type quatre-vingt-dix ou soixante-quatorze… Ceci ne souffre aucune discussion. D'ailleurs, pour faire un parallélisme avec d'autres langues, en anglais, 70 se dit seventy et pas sixty-ten. Même le néerlandais, qui se rapproche plus du Klingon (cf StarTrek), fonctionne de la même façon: 90 = negentig.

 

Autant d’accents que de villages!

2. L'ACCENT
L'accent, ou plutôt les accents… car en Wallonie, il y a autant d'accents que de villages. Vous n'êtes pas obligé de prendre l'accent pour converser avec un Belge. Ce n'est pas un mongol et vous pouvez être sûr qu'il comprendra votre français de Marseille, Strasbourg ou Laval.

Quelques dialectes:
– le liééééééchois (Liège)
– le nâmuuuurois (Namur), proche de l'accent suisse du Valais
– le tournaisieeeennn (Tournai), proche du Picard
– Remarque sur le brusseleir: l'accent bruxellois est le plus connu et le plus (mal) imité. Alllleï, dis, fieu! Pour parfaitement l'imiter, il faut se mettre dans la peau du personnage, c'est-à-dire avoir une grande gueule et faire son malin avec sa Rolex / son audi / son "Gé" (GSM = portable) acheté à crédit qui a coûté 3 mois de salaire. En bref, il faut être un gars de la capitale. D'ailleurs, n'oubliez pas le dicton: Parisien, tête de chien, Bruxellois, même combat !

De plus, le vrai Bruxellois utilise 50% de mots français et 50% de mots "flamands " ou flamandisés juste pour faire bien.

Ex.: "Ah, fieu waar heb je de vélo gelaisseerd? Ah, ja, in de camionnette." Traduction: "Eh bien, mec, où as-tu laissé le vélo ? Ah, oui, dans la camionnette."

 

Faudra bosser un sérieux coup…

3. AVOIR UNE BONNE PRONONCIATION
Un bon conseil: bossez un sérieux coup là-dessus. La seule façon d'apprendre, c'est d'écouter!

Quelques exemples:

– Bruxelles se prononce "Brusselle" (et pas "Brukselle")
– Anvers se prononce "Anverssss" (et pas Anver, le "s" est là, alors il faut l'utiliser).

– Le célèbre W. En France, on préfère le prononcer comme un simple V. En Belgique, on préférera le prononcer "ouhé". Ex.: wagon: ouhagon, weï: ouheï.

– Les noms flamands: à apprendre au cas par cas! Mais, en tout cas: oubliez la prononciation française! Ex.: Maastricht, le "ch" ne se prononce par "ch", ni "k", mais dans un espèce de râle comme si vous vouliez cracher.

 

En Belgique, on aime aller à la kermesse

4. LES SPÉCIALITÉS RÉGIONALES

Vous ne trouverez jamais d'endives en Belgique, mais des chicons. Vous ne mangez pas des sandwichs, mais des pistolets; pas de petits pains aux raisins, mais des couques aux raisins; pas des chaussons aux pommes, mais des gosettes. On déjeune le matin, on dîne à midi et on soupe le soir. En Belgique, on "preste" des heures de travail ou un service. Et on aime aller à la kermesse (fête du village) manger des caricoles (des espèces d'escargots).

Et encore… En Belgique, on tire son plan (se débrouiller), même quand on ne sait pas de chemin (à court d'idées). On boit des pils (bières) en demi (0.5 litres et non 0.25). On s'essuie les mains avec des essuies (serviettes), on attend famille quand on est enceinte (enfin les femmes en tout cas, les hommes c'est plus grave) et les portes s'ouvrent avec des clenches. Et "à tantôt" signifie "à tout à l'heure" (et ne fait pas référence à un moment passé). On utilise les torchons (serpillières) pour nettoyer parterre et non pour essuyer la vaisselle.
Pour nous, un crayon est toujours en bois avec une mine en graphite. En effet, les "bics" sont des stylos à billes et un stylo, un porte-plume.

Nous aussi, on sait qu'on est les meilleurs, mais nous, on préfère faire semblant que non pour que personne ne s'en doute…

Et ce n'est pas des carabistouilles !

 

A tanto.

L.