To do, to do, tout doucement…

311a9449ae12b554dd60897f66418b32« To Do Is To Be » disait `Nietzsche

« To Be is To Do » préférait Kant

(Olivia, tu excuseras cette vulgarisation, hein ! ).

Au sujet des « To Do » -ces listes de choses à faire, autant que faire ce peut, dans un laps de temps restreint, – je vois 2 catégories de personnes :

  • Les puristes, les bargeots, les crazy de la To Do, les mêmes qui font des « To Do Lists » de To Do Lists, qui pensent To Do, qui vivent To Do, chantent To Do (et là je pense immédiatement : à La Liste de Rose mais aussi plus étonnamment à Edouard Baer qui chante si bien sa vie de scribe dans Astérix et Obélix Mission Cléopatre… mais là ce sont mes sentiments qui parlent…  je m’égare totalement !).

  • Et ceux qui n’en ont pas besoin. Point.

Je ne disserterai ni ferai aucune analyse anthropologique sur les particularités de ces 2 groupes. Non, je me contenterai plutôt de vous livrer le pouvoir que peuvent avoir ces listes sur moi.

Dans mon environnement professionnel, je fais partie de la première catégorie. Mon grand plaisir (si, si !) est de finir une journée de boulot par une petite liste. Je sais que je pourrais vivre sans car j’ai déjà tout dans la tête, MAIS :

  1. La faire c’est déjà organiser la journée à venir et identifier les éventuels problèmes
  2. Ca me donne l’impression de la vider (ma tête), juste avant de franchir le seuil du bureau et de retourner à la vraie vie.

Le lendemain c’est avec délectation que je retrouve mon cahier annoté de toutes ces choses à faire avant 18h. En bref, la liste ça structure, ça rassure, ça c’est sûr !

Dans ma vie personnelle, bizarrement, je ne fais aucune liste, pas même  de liste de courses (ce qui explique sûrement que mon caddie débordant ne contienne jamais l’article qui m’a fait me déplacer jusqu’au supermarché). Je n’en fais quasiment jamais car on (N + moi) courrons tellement après le temps que réussir à « aller chercher les enfants à l’heure/ faire les courses / donner les bains / préparer à manger / ranger et lancer une machine / étendre une machine/ coucher les gremlins occupe (comme pour vous) 98% du temps. Je laisse les 2% aux priorités qui se présentent sur le moment. Et puis faire une liste pour ne rien cocher dessus, à quoi bon !

Car LE plaisir le plus ultime dans une liste c’est de cocher, de barrer, de raturer… bref de mettre un bon vieux CHECK dans TA CASE !! (NDLR : à lire dans sa tête avec une voix de kung fu fighters).

Pourtant, parfois et sans que je conscientise vraiment, je retrouve gribouillées sur un coin d’enveloppe ouverte qui traine sur mon bureau des petites listes. Elles apparaissent TOUJOURS au mêmes moments dans ma vie : à l’instant où je commence à m’emmêler les pinceaux, à me faire des noeuds dans la tête, quand la différence entre ce que je dois impérativement faire et le temps pour y arriver est égale à somme des sommets opposés de l’hypoténuse… Bref, tout est flou !

Alors pour démêler la pelote, millimètre par millimètre, je remonte un peu le fil de mes pensées et note toutes les étapes. La liste devient la rame qui m’aide à remonter le courant du temps qui file trop vite. La Liste remet la barque sur le sillage… to do… tout dou… tout DOU-CE-MENT !

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